À l’occasion de son anniversaire, j’étais le marmiton de Mamie Chantal, pour redécouvrir la sauce gombo sous toutes ses facettes. En Côte d’Ivoire, la sagesse populaire dit que :

Les vieilles marmites font les bonnes sauces.

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Comprenons par là que les cuisinières expérimentées, les femmes d’un certain âge font les meilleurs plats. Cependant, derrière le surnom de « Mamie Chantal », il ne se cache pas une femme voûtée par la rudesse de l’âge ou des travaux champêtres. Vous serez plutôt agréablement surpris  de rencontrer une jeune Parisienne à la taille affinée et au sourire avenant. Je lui reconnais des talents culinaires uniques notamment pour ses bonnes sauces dont les recettes ont été conservées par l’oralité depuis plusieurs générations.

J’ai appris avec elle étape par étape la recette de la sauce gombo accompagnée de placali (pâte de manioc cuite … ). Moi qui ne suis ni friande de tripes de boeuf encore moins de « Kplô » (peau du boeuf fumée), je vous avoue que j’ai adoré en déguster. Elle a su réaliser un subtil mariage entre chaque ingrédient. Mon palais en redemande encore. D’ailleurs, tous les convives du jour étaient satisfaits.

Les goûts et les couleurs ne se discutent pas mais une bonne cuisine fait l’unanimité et révèle la gourmandise.

Pour la petite histoire, la sauce se fait en deux parties, d’une part une sauce claire à base de légumes, de l’autre une sauce exclusivement composée de gombo, d’eau et de potasse (ou bicarbonate de sodium). Le mélange des deux sauces permet d’obtenir notre sauce du jour. La suite en images…

Partie 1 🙂

sauce gombo1

Partie 2 🙂

Sauce-gombo2sauce copê